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Marina Bellefaye & Hélène Ferrié-Otani :

Artistes et auteures, en résidence d’écriture à quatre mains au Chalet Mauriac, du 15 septembre au 13 octobre 2014

Rencontre avec le public :

Elles sont parmi les invités de { Lieu Dit }, une acolade poétique les 11 & 12 octobre. 

Entretien Éclairs, la revue numérique d’Écla Aquitaine : « Sonate en 2 mouvements et à 4 mains », propos recueillies par Nathalie André

 

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Biographies :

Marina Bellafaye est née en 1983. Elle vit et travaille entre Bordeaux et Paris.

Marina Bellefaye © Eddie Ladoire

Marina Bellefaye © Eddie Ladoire


« Une formation à l’école des beaux arts de Bordeaux. L’écriture prend place.
La fabrication d’instantanés par le texte.
Par une écriture tenue, très détaillée, ou une écriture en creux, faite de trous, de manques, de blancs, tenter de faire état de. Tout simplement dire et témoigner d’une réalité qui est là, sous nos yeux, sous les miens du moins.
Je prélève des détails, des fragments du réel, me concentre habituellement sur l’infime.
Focalisant mon attention sur les petits gestes, captant des moments d’apparente banalité, faire apparaître des images par l’écriture qui donne à voir cet extrait de réel. Des textes comme une nouvelle perception par des mots qui disent des choses, sans les expliquer, des mots qui délimitent un regard changeant.
Regarder comme fabriquer des images.
Chaque fois, c’est une composition par montage. Une recomposition.
J’aime à provoquer des collaborations avec d’autres artistes, à la croisée de diverses disciplines. Résidente de la Fabrique Pola en 2013, j’ai mené avec Hélène Ferrié-Otani un projet qui assemble et agence l’écriture, sa mise en espace et sa mise en son. »

Hélène Ferrié-Otani est née en 1982. Elle vit et travaille à Bordeaux.

Hélène Ferrié-Otani © Marie Minot

Hélène Ferrié-Otani © Marie Minot


« En 2000 j’ai intégré l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, où j’ai pu poser les bases de ma pratique de l’écriture. Montages et partitions, mes récits progressent en tournant sur eux-mêmes et en revenant sur leurs pas. En puisant dans le quotidien et ses infimes variations, ses strates, en utilisant un langage simple, je travaille à des énigmes. Mes textes ont principalement été publiés par la revue Action Poétique entre 2006 et 2010. En 2007, j’ai suivi une formation aux métiers du livre à l’IUT Michel de Montaigne de Bordeaux. Suite à une année de résidence à la Fabrique Pola en 2013, j’y ai exposé avec Marina Bellefaye une installation mêlant l’écrit et le son : Alors de ce côté, ça va. »

 

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Projet en résidence :

« Cette résidence d’écriture au Chalet Mauriac nous permettra de nous concentrer sur la création d’une fiction à quatre mains à partir de la photographie d’une fenêtre : La Maison pour jouer dehors (titre provisoire). Cette fenêtre évoque pour nous une ouverture sur le monde et tout à la fois vers l’intérieur. Un intérieur qui n’existe plus car il a été détruit »

Une écriture à quatre main :

« Toutes deux résidentes de la Fabrique Pola de 2013 à 2014, nous avons engagé et développé une recherche multiforme qui a déjà trouvé un point d’aboutissement sous la forme d’une installation : Alors de ce côté, ça va ; Celle-ci se situe à la croisée des chemins entre littérature et art contemporain, elle assemble et agence l’écriture, sa mise en espace et sa mise en son.
Le premier moteur de ce projet est le désir de travailler ensemble. Puis, d’une façon plus large, dans toutes les étapes du projet, nous avons travaillé à partir de rencontres et de confrontations avec l’autre, à partir d’un fonds commun de paroles qui ne nous appartiennent pas, en les découpant, en les montant, en les agençant à deux.
Nous voudrions aujourd’hui poursuivre cette investigation, en partant du même point de départ que pour l’installation : la photographie d’une fenêtre. Nous voulons expérimenter, dans l’espace de la page et sur un mode fictionnel, comment chacune va déployer son écriture propre, tout en se heurtant à celle de l’autre.
Dans le projet d’écriture à quatre mains, la problématique est finalement la même que lorsque nous écrivons seules, toujours celle de l’agencement, mais il y a ici l’apport, l’arrivée, d’une écriture étrangère, qui crée l’enthousiasme. Et c’est à cet endroit de l’écriture que nous plaçons notre propos, dans la suite logique de notre projet initial, telle une ramification partant du point nodal de la rencontre. »

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