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Valéry Kislov,

En résidence de traduction du mercredi 5 mars au mercredi 2 avril 2014 (traduction du français vers le russe).

Entretien de fin de résidence avec Marina Berger, traductrice, fin mars 2014 – Photos © Élisabeth Roger / Écla Aquitaine :

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Valery Kislov © Élisabeth Roger / Écla Aquitaine

Valery Kislov © Élisabeth Roger / Écla Aquitaine

 



Biographie :

Né en 1963 à Léningrad (URSS), Valéry Kislov obtient son baccalauréat (1980), il fait ses études de langues qu’il finit en 1985 pour enseigner le français et l’allemand, il étudie l’art contemporain pour initier et organiser diverses manifestations culturelles, il se consacre surtout à la littérature ce qui l’amène finalement à l’université Paris-VIII où il soutient la thèse de doctorat « Liberté de la contrainte » sur les formes radicales (et ludiques) de la création littéraire (2005). Entre le russe et le français, il vit de l’écriture (textes de genres variables sur l’existence paradoxale des hominidés en général et sur la sienne en particulier) et de la traduction littéraire du français vers le russe. Ainsi, il a traduit, entre autres, Jarry, Daumal, Vian, Queneau, Ponge, Savitzkaya, Volodine, Bassman et surtout Pérec. Toujours entre le russe et le français, il intervient comme assistant à la production et à la réalisation, ainsi qu’interprète et traducteur, dans plusieurs projets cinématographiques.

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Projet de traduction en résidence :

« Vénéré par les uns, détesté par les autres, le compositeur français Érik Satie (1866-1925) demeure une figure hors du commun tant sa musique est inattendue, sa personnalité souvent déroutante et sa manière de s’exprimer peu conformiste.
L’auteur des célèbres Gymnopédies a été longuement ignoré par la presse musicologue et tardivement «redécouvert», notamment grâce à John Cage et Pierre Boulez. Aujourd’hui, sa musique paradoxale trouve sa place dans le contexte culturel de l’époque et jouit d’une reconnaissance internationale.
Pourtant, son activité littéraire reste largement inconnue même en France et surtout à l’étranger. Érik Satie lié d’amitié avec plusieurs écrivains et poètes, comme Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine ou Jean Cocteau, était chroniqueur musical dans Les Feuilles libres, mais aussi auteur de plusieurs textes publiés de son vivant dans les périodiques considérables comme Revue musicale et L’Esprit nouveau ou dans les éditions plus discrètes, moins académiques, comme Le Cœur à barbe, L’Œil de veau ou Le Coq.
Ces textes – exposés critiques, réflexions artistiques ou philosophiques, notes d’occasion ou philippiques virulents lancés contre les adversaires – paraissent être des bribes décousus, privés d’unité conceptuelle. Néanmoins, lus attentivement et dans leur ensemble, ils font apparaître un univers d’un véritable écrivain possédant son style singulier marqué par l’ironie et les jeux de mots, son écriture relevant du paradoxe et de l’absurdité qui n’est pas sans rappeler celle d’Alphonse Allais ou Alfred Jarry et celle de Francis Picabia et Tristan Tzara.
Cet ensemble d’écrits – relevant à la fois à la décadence symboliste et au dadaïsme – mérite d’être lu en tant que production littéraire et accessible aux lecteurs russophones.
L’ouvrage envisagé devrait ainsi comprendre les écrits « majeurs » comme Mémoires d’amnésique ou Cahiers de mammifère, mais aussi les écrits « mineurs », plus intimes, comme Observations, suivis d’une sélection de textes des contemporains (Ravel, Poulenc, Cocteau, Léger) qui représenteront largement l’œuvre de Satie aussi bien dans le contexte culturel d’époque que dans son évolution individuelle. »

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Bibliographie complète des traductions vers le russe :

B. Vian (Vernon Sullivan), Les morts ont tous la même peau, Sévéro-Zapad, Saint-Pétersbourg, 1994.

R. Queneau, On est toujours trop bon avec les femmes, dans Innostrannaïa Litératoura n°4, Moscou, 1997.

B. Vian, Le brouillard, Symposium, Saint-Pétersbourg, 1997.

B. Vian, L’amour est aveugle ; Le penseur, dans Mitine Journal n° 55, Saint-Pétersbourg, 1998.

R. Queneau, Destinée ; Panique, dans Mitine Journal n° 55, Saint-Pétersbourg, 1998.

B. Vian, L’arrache-cœur ; Le voyeur, Les chiens, le désir et la mort, Symposium, Saint-Pétersbourg, 1998.

P. Fournel, Les petites filles respirent le même air que nous, Krasny Matros, Saint-Pétersbourg, 1998.

C. Beylie,  Les mots-clés du cinéma,  Akademitcheski proékt, Saint-Pétersbourg, 1998.

B. Vian, Vers choisis, dans Mitine Journal n° 57, Saint-Pétersbourg, 1999.

R. Queneau, Exercices de style, En passant, Lorsque l’esprit…, Une trouille verte, « Littérature potentielle », Symposium, Saint-Pétersbourg, 2001.

R. Barthes, Zazie et la littérature  (Essais critiques), Symposium, Saint-Pétersbourg, 2001.

R. Queneau, Journal intime (de Sally Mara), Symposium, Saint-Pétersbourg, 2001.

G. Perec, Un cabinet d’amateur, Andreï Naslednikov / Machina, Saint-Pétersbourg, 2001.

G. Perec, W ou le souvenir d’enfance, Juventa, Saint-Pétersbourg, 2002.

R. Queneau, Saint-Glinglin, Text, Moscou, 2003.

R. Queneau, Une histoire modèle dans Collegium n° 1-2, Saint-Pétersbourg, 2004, p.120-137.

G. Perec, La Disparition, Ivan Limbakh, Saint-Pétersbourg, 2005.

G. Perec, Un homme qui dort, Fluide / FreeFly, Moscou, 2006.

R. Queneau, Alice en France dans Zinziver n°2, Saint-Pétersbourg, 2006, p.46-52.

P. Fournel, Les grosses rêveuses, Les athlètes dans leur tête, Korovakniga, Moscou, 2007.

Gainsbourg raconte sa mort. Entretiens avec Bayon, Azbouka, Saint-Pétersbourg, 2007.

R. Queneau, Loin de Rueil, Fluid, Moscou, 2007.

(en collaboration) Nouvelle Histoire de la Photographie sous la dir. de Michel Frizot, éd.Machina, 2008.

P. Picasso, Le désir attrapé par la queue, Quatre petites filles, Fluide/Freefly, Moscou, 2009

G. Perec, La Vie mode d’emploi, Ivan Limbakh, Saint-Pétersbourg, 2009.

A. Jarry, L’amour absolu. L’amour en visites, Ast, Moscou, 2010.

G. Perec, L’augmentation dans Anthologie de la dramaturgie française, t.II, N.L.O. Moscou, 2010.

E. Savitzkaya, La Folie originelle ; Célébration d’un mariage improbable et illimité, Amphora, Saint-Pétersbourg, 2010

G. Perec, Espèces d’espaces, Ivan Limbakh, Saint-Pétersbourg, 2012.

G. Perec, Penser / Classer dans Inostrannaïa Litératoura n°5, Moscou, 2012.

R. Daumal, La grande beuverie ; L’évidence absurde ; Le pouvoir de la parole, Ivan Limbakh, Saint-Pétersbourg, 2012.

L. Bassmann Les aigles puent dans Inostrannaïa Litératoura n°11, Moscou, 2012, p. 147-228.

F. La Marmel Vers dans Innostrannaya Literatoura n°4, Moscou, 2013, p.101-112.

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