•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Thomas Gosselin :

Lauréat BD 2016, en résidence d’écriture du 29 mars au 20 mai 2016,
pour son projet Lettres d’Amours infinies.

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Biographie :

Thomas Gosselin autoportrait

Thomas Gosselin autoportrait

Thomas Gosselin est né en 1979 en Angleterre d’une mère irlandaise et d’un père français. Il a fait la maternelle en Italie et les Beaux-Arts à Angoulême. Il ne dessine pas toujours ce qu’il pense mais il écrit ce qu’il dessine, et il aime bien que ça se déroule ailleurs que là où il est (Sept milliards de chasseurs-cueilleurs et Au Recommencement, chez Atrabile, Les Héros avancent masqués, éditions la Cinquième Couche). Si parfois il écrit pour d’autres (Lutte des corps et chute des classes, dessiné par François Henninger, à l’Apocalypse), à l’occasion il fait aussi des illustrations (Ma Tante est épatante, écrit par Gladys Marciano, aux éditions du Rouergue). En ce moment, il vit à Montreuil et s’imagine des récits de voyage qui ne seraient surtout pas des carnets, en superposant différentes projections cartographiques pour travailler sur les zones intermédiaires qui apparaissent dans les lieux flous abandonnés aux fantômes (Blackface Babylone, chez Atrabile).

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Projet en résidence :

« Il a été commencé une série d’histoires d’amours inachevées, que je ne finirai jamais ; mais, afin que l’auteur et le lecteur puissent reprendre leur souffle, il faudra une édition pour recueillir et arrêter un ensemble médian, superpositions d’aventures contradictoires. Jalousie, honte, anxiété, fierté, amertume, tout le monde aura sa place : contrairement à ce qu’on a longtemps cru, les goûts ne sont pas localisés précisément et exclusivement dans une carte de la langue, mais tous les goûts (on s’arrêtera à 5 aujourd’hui) sont perceptibles en même temps sur les zones sensibles de la langue. On aura le droit de franchir ce qui fait la limite entre un corps et le monde, entre un corps et d’autres corps, la peau-frontière et les continents intérieurs, pour ressortir dehors, de l’autre côté. Les rêves, les microbes, les insectes, les mondes convergents, les reflets, les fantômes de ces amants vivent aussi des aventures et font des enfants hybrides. Labyrinthes de récits policiers, divagation sur les univers parallèles,  exotisme et quête d’exil, animaux artificiels, centre de tri postal, parade amoureuse de Pasiphaé (la mère du Minotaure), mutations muséales, les histoires s’efforcent de passer les frontières et les limites, essayant de sortir d’elles-mêmes, à la recherche d’une inframince sortie, heureusement permise par les correspondances des amoureux et les langages des animaux, que l’on aurait quand même pu apprendre à connaître, depuis le temps qu’on vit parmi eux. »
 

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Bibliographie :

Bandes dessinées :

Blackface Babylone, éditions Atrabile, septembre 2015
Sept Milliards de chasseurs-cueilleurs, éditions  Atrabile, novembre 2013
Lutte des corps et chutes des classes, éditions L’Apocalypse, 2013, dessiné par François Henninger
Au Recommencement, éditions Atrabile, 2009
Les Héros avancent masqués, éditions La cinquième couche, 2008
L’Humanité moins un, éditions de l’An 2, 2004
Salmigondis, éditions Week-End Doux, 2001.

Livres jeunesse :

Albert au pays du munster, illustré par Amandine Meyer, éditions Feuille de menthe, 2014
Légendes du voyage, collectif, Na éditions, 2013
Ma Tante est épatante, texte : Gladys Marciano, éditions du Rouergue, 2009
 

•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••