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Johanna Schipper & Emmanuel Espinasse par Johanna Schipper

Johanna Schipper & Emmanuel Espinasse par Johanna Schipper

Johanna Schipper et Emmanuel Espinasse

Lauréats Numériques 2017,
pour leur projet Au paradigme,
du 6 au 20 mars 2017
puis du 17 au 28 juillet 2017

Entretien Éclairs, la revue numérique d’Écla :
« Sortir de la page pour créer une BD numérique »
par Nathalie André.

Entretien de fin de résidence avec Donatien Garnier, octobre 2017
(photos © Mélanie Gribinski / Écla Aquitaine) :
à lire ici et/ou à télécharger

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Projet en résidence :

Au paradigme est un projet de bande dessinée numérique.
Au paradigme est un projet émanant du collectif In Wonder, qui travaille autour des croisements entre la bande dessinée et l’art contemporain.
Au paradigme est porté par deux des membres* d’In Wonder : Johanna Schipper, autrice de bande dessinée et enseignante à l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême, et Emmanuel Espinasse, artiste et auteur de bande dessinée.

L’espace numérique apparaît à In Wonder comme le lieu idéal pour mettre en action les articulations inédites que le collectif cherche à explorer autour de la narration séquentielle.
S’inspirant des textes de Lewis Carroll, notamment dans ses parti-pris formels, le projet Au paradigme s’inscrit dans cette ambition de jouer avec les mots, la syntaxe et les figures stylistiques que sont la mise en abîme et les itérations, chères à l’écrivain anglais. Quant aux sujets traités, In Wonder entend porter un regard politique, poétique et ironique sur le monde contemporain.
* Les deux autres membres d’In Wonder étant Régis Pinault, artiste plasticien, et Henri Lemahieu, auteur de bande dessinée et éditeur (éditions Fleur de Ville).
 

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Biographies :

Johanna Schipper est née en 1967 à Chang-Hua (Taiwan). Elle vit et travaille à Bordeaux. Elle parle et écrit l’anglais, parle l’allemand et le néerlandais. Française d’origine néerlandaise, Johanna Schipper appréhende très jeune les bandes dessinées comme un support de lecture visuelle. À défaut d’en comprendre le texte, elle imagine ses propres histoires à partir des séquences d’images. Commissaire d’exposition pour le compte de l’Institut Français à partir de 1996 avec l’exposition Opera Komiks en Pologne, elle publie ses premiers textes théoriques dans le catalogue dont elle assure également la direction. Elle signe son premier roman graphique aux éditions Delcourt en 2000. En 2002, Johanna retourne dans son pays de naissance et rapporte de ce voyage un récit autobiographique, dont les planches feront l’objet d’une installation murale au Centre Georges Pompidou en 2006 : BD Reporters. Nourrie dès l’enfance à l’art contemporain et au taoïsme, fascinée à l’adolescence par Edward Kienholz, Métal Hurlant ou Jan Svankmajer, l’orientation de son travail est avant tout visionnaire. C’est une dimension centrale de l’inventaire séquencé de ses rêves sur le blog L’Œil-livre. Elle enseigne à l’École Européenne Supérieure de l’Image depuis 2010.

Emmanuel Espinasse aime travailler la bande dessinée par ses interstices, plus à l’aise dans l’espace inter-case qu’entre quatre murs : animation, jeu vidéo, installation, sculpture, performance, sont pour lui autant de moyens d’activer des formes de bande dessinée inattendues, ou d’aller puiser des gestes, des concepts et des signes pour renouveler le rapport à l’écrit et au lu. Il travaille pour la presse Française (Biscoto, Recto Verso) et Belge (Kairos), vecteurs qu’il utilise pour s’adresser aux enfants et aux adultes et partager avec eux sa vision d’un monde hautement politique, absurde, drôle et glaçant. Son goût pour l’expérimentation le mène à s’approprier les outils numériques pour donner à ses mots et ses images de nouvelles dimensions, et amener ses lecteurs à jouer avec lui avec les cases (Super Pixel Quest, 2014). Au sein du collectif In Wonder, il poursuit ce métissage du lisible et du jouable, en concevant avec trois autres artistes un échiquiers de 16m2 dont la grille délimite les cases d’une bande dessinée en trois dimensions.
 

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